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Kara-ori Rose

Kimono Japonais

Fait de soie teintĂ©e au beni (pigment extrait des pĂ©tales de carthame) et laquĂ©e d’or, notre motif Kara-ori Rose s’inspire d’un kimono datant de la pĂ©riode Edo, oĂč il Ă©tait utilisĂ© comme costume pour le style théùtral NĂŽ. Cette broderie a Ă©galement inspirĂ© notre premier modĂšle, Kara-ori, de la sĂ©rie Kimono Japonais.

Référence 9781439798454

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  • Design sur les deux cĂŽtĂ©s
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  • Branding Paperblanks subtil

Prendre en compte les impacts environnementaux de nos activitĂ©s est important pour nous. C'est pourquoi l'ensemble de notre papier provient de fibres de forĂȘts durables, nos panneaux de reliure sont fabriquĂ©s Ă  partir de 100 % de matĂ©riaux recyclĂ©s et notre papier est imprimĂ© sur du papier de forĂȘt durable, sans acide.

ƒuvre originale : modĂšle de costume karaori fabriquĂ© pour le théùtre NĂŽ
Era: XVIIIĂšme siĂšcle
Region: Japon

Des fleurs harmonieuses, des couleurs Ă©quilibrĂ©es et des dĂ©tails d’une immense prĂ©cision crĂ©ent l’effet accrocheur et percutant de ce kimono japonais.

Conçu Ă  l’origine comme un costume pour le style théùtral connu sous le nom de Noh, notre modĂšle Kara-ori laisse peu de doute quant Ă  la raison pour laquelle Noh est dĂ©rivĂ© des mots « compĂ©tence » et « talent ». ComposĂ© de rayures de soie laquĂ©es en or, c’est l’un des exemples de modĂšles textiles japonais les plus reprĂ©sentatifs que nous ayons trouvĂ©. Il date de la pĂ©riode Edo (1615–1868) oĂč le théùtre Noh, connu pour la somptuositĂ© de ses costumes, Ă©tait Ă  son apogĂ©e. AprĂšs le succĂšs de notre premier modĂšle Kara-ori, paru Ă  l’automne 2022 dans une palette de couleurs inspirĂ©e des coraux, nous sommes ravis de prĂ©senter le modĂšle Kara-ori Rose Ă  l’automne 2024, en tant que dernier titre de notre sĂ©rie Kimono Japonais.

Le théùtre Noh est l’un des plus anciens arts scĂ©niques au monde et a Ă©tĂ© transmis de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration par des compositeurs et interprĂštes japonais. Les intrigues s’inspirent de la lĂ©gende, de l’histoire et des Ă©vĂ©nements contemporains, et sont structurĂ©es autour du chant et de la danse. Bien que le ton thĂ©matique soit bien souvent poĂ©tique, quoique monotone, les costumes sont tout autre. De fait, l’expression « drame du masque » est souvent utilisĂ©e pour faire rĂ©fĂ©rence au théùtre Noh en raison de l’importance accordĂ©e aux masques et aux costumes.

Le terme karaori, duquel ce modĂšle tire son nom, fait spĂ©cifiquement rĂ©fĂ©rence au kimono pour femme traditionnel finement brodĂ© comme celui reproduit ici. Les Karaori sont considĂ©rĂ©s comme l’un des plus beaux styles de costumes de théùtre au monde, en partie grĂące Ă  l’adhĂ©sion de l’aristocratie japonaise au style théùtral, aussi bien en tant que spectateurs qu’interprĂštes.

Bien que le Noh soit un art japonais, le karaori signifie « tissage chinois », car le tissu utilisĂ© provient de Chine. Et tout comme le costume reproduit dans notre collection Broderie de l’OpĂ©ra de PĂ©kin, il aurait pu ĂȘtre confectionnĂ© pour un artiste masculin jouant un rĂŽle fĂ©minin. Le matĂ©riau lui-mĂȘme et le motif reprĂ©sentĂ© auraient contribuĂ© Ă  raconter l’histoire du personnage. Le brocart rigide crĂ©e un tissu Ă©pais et satinĂ© qui ne se drape pas facilement et forme ainsi un effet angulaire Ă©voquant l’esprit d’une femme noble. Le motif d’herbes fleuries permettait de souligner la fĂ©minitĂ© du personnage.

À l’époque Meiji (1868-1912), le Noh atteignit de tels sommets qu’il fut largement introduit Ă  l’étranger, inspirant des artistes du monde entier. William Butler Yeats, par exemple, a Ă©crit un essai sur le Noh en 1916 qu’il a intitulĂ© « Certain Noble Plays of Japan ». Et encore plus rĂ©cemment, David Byrne des Talking Heads a dĂ©couvert le Noh lors d’une tournĂ©e au Japon et, selon le critique musical amĂ©ricain Josh Kun, s’est inspirĂ© des costumes rigides et trĂšs stylisĂ©s pour concevoir le costume d’affaires surdimensionnĂ© qui est devenu un incontournable visuel des concerts du groupe Talking Heads.

Il existe encore aujourd’hui plus de soixante-dix théùtres de Noh Ă  travers le Japon, qui a d’ailleurs Ă©tĂ© classĂ© patrimoine culturel immatĂ©riel par l’UNESCO. Ce bel exemple de costume de karaori peut ĂȘtre admirĂ© Ă  l’Art Institute of Chicago, dans le cadre de la collection de Otto C. Deering. Nous sommes honorĂ©s de travailler avec une piĂšce d’histoire aussi magnifique et culturellement importante pour crĂ©er ce modĂšle de carnet Paperblanks.

Fait de soie teintĂ©e au beni (pigment extrait des pĂ©tales de carthame) et laquĂ©e d’or, notre motif Kara-ori Rose s’inspire d’un kimono datant de la pĂ©riode Edo, oĂč il Ă©tait utilisĂ© comme costume pour le style théùtral NĂŽ. Cette broderie a Ă©galement inspirĂ© notre premier modĂšle, Kara-ori, de la sĂ©rie Kimono Japonais.

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