Carnets
Kara-ori
Kimono Japonais
9781439792995
- Intérieur: Non ligné
- Fermeture: Avec Rabat
- g/m2 (grammage papier): 120 gsm
- Impression sur la bordure: No
- Type de pochette: Pochette Mémos
- Marque-page en ruban satiné
- panneaux de couverture à reliure 100 % recyclés
- Papier de couverture décoratif
- Page de garde contenant les informations relatives aux crédits et aux droits d'auteur, ainsi que le contexte historique de l'œuvre originale.
- Coutures filetées et colle, au besoin
- Papier issu d’exploitations forestières durables
- Pochette mémos
Des fleurs harmonieuses, des couleurs équilibrées et des détails d’une immense précision créent l’effet accrocheur et percutant de ce kimono japonais.
Conçu à l’origine comme un costume pour le style théâtral connu sous le nom de Noh, notre modèle Kara-ori laisse peu de doute quant à la raison pour laquelle Noh est dérivé des mots « compétence » et « talent ». Composé de rayures de soie laquées en or, c’est l’un des exemples de modèles textiles japonais les plus représentatifs que nous ayons trouvé. Il date de la période Edo (1615–1868) où le théâtre Noh, connu pour la somptuosité de ses costumes, était à son apogée.< /p>
Le théâtre Noh est l’un des plus anciens arts scéniques au monde et a été transmis de génération en génération par des compositeurs et interprètes japonais. Les intrigues s’inspirent de la légende, de l’histoire et des événements contemporains, et sont structurées autour du chant et de la danse. Bien que le ton thématique soit bien souvent poétique, quoique monotone, les costumes sont tout autre. De fait, l’expression « drame du masque » est souvent utilisée pour faire référence au théâtre Noh en raison de l’importance accordée aux masques et aux costumes.
Le terme karaori, duquel ce modèle tire son nom, fait spécifiquement référence au kimono pour femme traditionnel finement brodé comme celui reproduit ici. Les Karaori sont considérés comme l’un des plus beaux styles de costumes de théâtre au monde, en partie grâce à l’adhésion de l’aristocratie japonaise au style théâtral, aussi bien en tant que spectateurs qu’interprètes.
Bien que le Noh soit un art japonais, le karaori signifie « tissage chinois », car le tissu utilisé provient de Chine. Et tout comme le costume reproduit dans notre collection Broderie de l’Opéra de Pékin, il aurait pu être confectionné pour un artiste masculin jouant un rôle féminin. Le matériau lui-même et le motif représenté auraient contribué à raconter l’histoire du personnage. Le brocart rigide crée un tissu épais et satiné qui ne se drape pas facilement et forme ainsi un effet angulaire évoquant l’esprit d’une femme noble. Le motif d’herbes fleuries permettait de souligner la féminité du personnage.
À l’époque Meiji (1868-1912), le Noh atteignit de tels sommets qu’il fut largement introduit à l’étranger, inspirant des artistes du monde entier. William Butler Yeats, par exemple, a écrit un essai sur le Noh en 1916 qu’il a intitulé « Certain Noble Plays of Japan ». Et encore plus récemment, David Byrne des Talking Heads a découvert le Noh lors d’une tournée au Japon et, selon le critique musical américain Josh Kun, s’est inspiré des costumes rigides et très stylisés pour concevoir le costume d’affaires surdimensionné qui est devenu un incontournable visuel des concerts du groupe Talking Heads.
Il existe encore aujourd’hui plus de soixante-dix théâtres de Noh à travers le Japon, qui a d’ailleurs été classé patrimoine culturel immatériel par l’UNESCO. Ce bel exemple de costume de karaori peut être admiré à l’Art Institute of Chicago, dans le cadre de la collection de Otto C. Deering. Nous sommes honorés de travailler avec une pièce d’histoire aussi magnifique et culturellement importante pour créer ce modèle de carnet Paperblanks.







